Comme beaucoup de parents parisiens, je suivais l’affaire de loin.
C’est arrivé sans prévenir. Jeudi matin, un mail dans ma boîte perso. 9 h 22. L’école encore, j’imagine : la directrice nous prévenant qu’il n’y aura pas de remplaçante aujourd’hui, comme hier, comme demain. Mais non. Une phrase, en fait deux, qui glacent le sang aussitôt.
« Nous souhaitons vous informer d’un changement concernant un animateur intervenant jusqu’à présent auprès de vos enfants au sein de l’école. Cette évolution s’inscrit dans l’application d’un principe de précaution visant à renforcer la protection des enfants accueillis dans les structures de la Ville de Paris. »
J’ai une visio qui commence dans quatre minutes, mais mon cœur s’accélère. Je respire fort. Et je lis, j’avale la suite à toute allure.
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