« Il y a des petites priorités et des grandes priorités. »
Samedi matin, 10 h 17 : je suis assise sur mon canapé, je prends quelques minutes pour me détendre, décompresser, ralentir après cette semaine intense. J’ai envie de reprendre un café, d’attraper un bouquin, de paresser dans le calme. Ou de passer un moment un peu plus long que d’habitude avec les jumeaux. Souvent, je leur dis : « Allez me chercher un jeu ! » Et ils reviennent tout joyeux, les mains chargées d’activités en tout genre. J’enchaîne une partie de Croque-carotte, un mémory, Mille Bornes… Je souris, contente de profiter d’eux, gagnée par ce sentiment que « je fais bien ». Mais je ne suis pas tranquille : il y a un milliard de trucs qui me passent par la tête en même temps, un milliard de trucs à faire plus ou moins urgents, plus ou moins importants, plus ou moins agréables. Il y en a certains que l’on peut repousser, et d’autres impossibles à écarter, il faut s’y coller. Je ne vais pas vous faire un dessin : les machines, les repas, les courses, le quotidien, quoi… Par où commencer ? Certes ce n’est pas une question de vie ou de mort. Mais nous sommes samedi matin et si je ne veux pas me retrouver trop en retard, il faut que je me bouge. Maintenant.
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