Faire le maximum pour les aider, c'est contreproductif ?
Comme tous les parents, j’ai observé scrupuleusement chaque progrès de mes enfants, avec toujours un peu d’appréhension. Les premiers pas, les premiers mots, la propreté, la lecture, le vélo… toutes ces acquisitions qu’on guette, parce qu’elles permettent de s’assurer que tout va bien. De pousser un soupir de soulagement : « Ouf, ça, c’est fait ! On passe à autre chose. » Et puis de se comparer aux autres : les copains de la crèche, de l’école, les enfants des amis, de la famille. On constate avec fierté que, oui, il est plutôt « en avance ». Ça fait du bien à l’ego, on se dit qu’on n’est pas si mauvaise que ça. Dès la maternelle, j’ai scruté les livrets avec fébrilité : évaluations des compétences acquises, non acquises ou en cours d’acquisition transmises par les instituteurs. Sont venues ensuite les leçons à apprendre, les devoirs à faire, les vraies notes. J’ai envoyé les photos des bulletins à la famille. Fière.
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