HolĂ , câest dĂ©jĂ la 2Ăšme newsletter ! Et cette fois je vous parle dâun sujet Ă©pineux : le couple Ă lâĂ©preuve de la parentalitĂ©.
Ăa commence par le baby clash, je ne sais pas si vous connaissez ce terme, moi je le connais bien. Câest une requĂȘte SEO comme on dit dans le milieu du web, autrement dit un mot clĂ© Ă traiter sur lequel on peut espĂ©rer se positionner lorsquâon est un mĂ©dia fĂ©minin/parental afin de gĂ©nĂ©rer de lâaudience et de la pub. Je remarque dâailleurs que les premiĂšres places sur google reviennent aujourdâhui Ă des marques, qui elles ne veulent pas de lâaudience mais de la conversion, ce qui en dit long sur la stratĂ©gie SEO des Ă©diteurs mais câest un autre sujet. Revenons Ă notre baby clash, terme utilisĂ© pour dĂ©crire la crise que peut traverser un couple Ă la naissance dâun enfant (le plus souvent le premier). Le sujet est traitĂ© partout de long en large et on apprend pas grand chose. Mais si le premier enfant, indĂ©niablement, chamboule les parents, quid du deuxiĂšme, du troisiĂšme ou mĂȘme du quatriĂšme ? Une grande fratrie fragilise-t-elle davantage la relation amoureuse ou au contraire la rend-elle plus solide ? La charge mentale qui sâaccroĂźt avec le nombre d'enfants et qui repose sur les mĂšres, toujours majoritairement, a-t-elle raison du couple ?
âTous mes copains qui ont trois enfants ont divorcĂ©â
Je me suis posĂ©e cette question il y a quelques annĂ©es alors que nous envisagions dâavoir un troisiĂšme enfant et quâune amie mâa dit au dĂ©tour dâune conversation oĂč je lui parlais de mon envie de re pouponner : âTous mes copains qui ont trois enfants ont divorcĂ©â. Nous Ă©tions assises dans lâherbe, on terminait un pique-nique, je me souviens avoir Ă©tĂ© assez scotchĂ©e par son aplomb. Avait-elle raison ? Et si on se cantonnait au schĂ©ma classique, on Ă©loignait de notre tĂȘte lâidĂ©e de se âremettre dans les couchesâ. Ce nâest pas arrivĂ©, et, comme vous le savez maintenant, jâai la grande joie dâĂȘtre mĂšre de quatre garçons.
Mes enfants sont vampirisants, jâĂ©prouve pour eux un amour incommensurable mais ils avalent toute mon Ă©nergie. Ils sont aussi une source de conflits permanents. â Tu es trop laxisteâ, âtu le pousses pas assezâ, âpourquoi tu t'Ă©nerves sur lui pour rienâ, âtâexagĂšres jâai toujours le sale rĂŽleâ âArrĂȘte de tout leur passerâ. Alors on sâengueule, on s'Ă©nerve devant les gosses, on se contredit, on se rĂ©concilie, on fait tout ce quâil ne faut pas faire pour espĂ©rer ĂȘtre un peu crĂ©dible auprĂšs dâeux et ça dure depuis 12 ans. Les achoppements, cela dit, ne portent pas sur des sujets sĂ©rieux, globalement on a la mĂȘme vision de lâĂ©ducation.
Le pire, câest que les disputes se cristallisent souvent sur des broutilles, les tĂąches domestiques et parentales : avec quatre enfants, il faut sans cesse ranger, laver, faire les courses, cuisiner, lancer des machines, caler des rendez-vous chez le mĂ©decin, rencontrer le maĂźtre, la maĂźtresse, rĂ©server la colo, vĂ©rifier les devoirs⊠Les charges mentales de chaque parent (chez nous câest fifty fifty) sâentrechoquent, on trouve que lâautre ne fait pas assez, pas comme on veut. Câest sans fin.
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