Le hasard s’en est mêlé. Et nous sommes six.
L’an dernier, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances, selon le bilan de l’Insee publié mardi. Le taux de natalité descend à 1,56 enfant par femme, le chiffre le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Même les prévisions les plus alarmistes n’avaient pas parié sur ces projections. Je ne vais pas vous proposer un énième article sur ce phénomène de dénatalité, dont il est assez difficile de déterminer les véritables causes.
Seule certitude : les obstacles matériels sont omniprésents. La crainte du coût financier de l’enfant est le principal frein pour avoir un enfant de plus. Quant au désir d’enfant, toutes les études ne s’accordent pas. L’envie d’agrandir sa famille est multifactorielle, mais il est certain qu’on croise de plus en plus de jeunes peu motivés à l’idée de devenir parents.
Dans ce contexte, je me sens comme une extraterrestre avec mes quatre gosses que j’élève dans l’une des villes les plus chères au monde : Paris. Comment devient-on une famille nombreuse quand les raisons ne sont ni religieuses ni idéologiques ? Dans mon cas, il y a indéniablement un facteur familial : je suis issue d’une famille de quatre filles, même si je n’ai pas été élevée avec ma sœur aînée. Mon modèle, c’était trois enfants. On reproduit ce qu’on connaît.
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