Mardi soir : j’ai la flemme de recuisiner pour nous deux après le premier service. On se décide alors à commander… japonais.
Mardi soir : j’ai la flemme de recuisiner pour nous deux après le premier service. On se décide alors à commander… japonais. Les petits sont couchés, les grands traînent dans le salon ; ils sont vivement encouragés à se diriger, eux aussi, vers leur chambre. Il est plus de 21 h, pitié, c’est l’heure des parents, laissez-nous décompresser tranquillement. Puis le repas arrive, la sonnerie de l’interphone retentit et réveille presque toute la maison. Les grands débarquent, à l’affût d’un sushi égaré, d’un reste de salade de chou, et le cadet nous lance :
« Eh bien, je vois qu’on se fait plaisir ! Ah ah. »
Il ajoute :
« Nous, c’est omelette-haricots verts et vous… »
Il glousse avec son frère, qui complète :
« Wa, ça se fait pas. »
Je suis LA boss.
Mais comment t’expliquer, petit individu de 12 ans et demi, que tu n’es pas mon égal, que je suis ta mère, et qu’il n’y a écrit nulle part que tu dois avoir les mêmes choses que moi ? Ce n'est pas la première fois que mes fils sont outrés qu’on se fasse kiffer sur quelque chose sans qu’eux soient de la partie. Ils pensent qu’ils sont nous. À noter que leurs petits frères pensent qu’ils sont eux. Les grands ont reçu un nouveau fauteuil, pouf pour leur chambre cette semaine. Elon m’a pris au téléphone et m’a signifié qu’il voulait le même dans sa chambre.
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