En juillet dernier, après une année à contraindre mon fils aîné à travailler, à supporter ses crises de colère, sa cyclothymie, son mal-être - ou juste son ado-être, je me suis résolue à contacter un nouveau psy. En 14 ans, il en a vu pas moins de six, mais là je voulais faire un bilan, une évaluation globale. « C’est toujours intéressant à faire avec un bon pédopsychiatre », m’a conseillé un copain d'enfance lorsque je lui ai envoyé un message un peu désespéré pour lui demander de me recommander quelqu’un. Je l’ai fait pour A., pour nous, je ne me sentais pas de recommencer une année en guerre perpétuelle avec lui. Je voulais qu’on aborde la seconde sereinement.
Alors j’ai vu ce jeune médecin en visio à qui j’ai déroulé de nouveau toute sa vie : ma grossesse sans problème, la petite enfance, l'école, le collège. Lui avec nous, nous avec lui, lui avec ses frères. Ses colères, son impulsivité, son intolérance à la frustration, ses difficultés d’attention, ses insomnies, sa gentillesse débordante, sa curiosité, sa vivacité d'esprit, son rapport aux copains… « Ça fera 160 euros madame ». Non je plaisante, il ne m’a rien dit, c’est Doctolib qui m’a prélevée directement.
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