C’est quoi le pire ennemi des parents ?

Les journée pluvieuses et... fériées

Le Balagan
2 min ⋅ 15/05/2026

C’est quoi le pire ennemi des parents ? La pluie, bien sûr. Parce qu’elle signifie impossibilité de sortir, rester enfermés dans un appartement d’une superficie acceptable en temps normal. Mais pas en temps de pluie. Pas en temps de pluie avec quatre garçons de 4 à 14 ans. Depuis une semaine, il pleut sans interruption à Paris. Dimanche dernier, c’était le pire jour. Bloqués à la maison.

En début d’après-midi, les jumeaux ont regardé un film pendant une heure, une heure trente. À peine le temps de tout ranger, de se laver — oui, je suis cette personne qui, le week-end, prend parfois sa douche à 13 h. Il faut prioriser. On a bien tenté, autour de 15 h, une incursion extérieure : bottes, capuche, parapluie… Et si on allait chez Truffaut acheter des plantes ? Mais j’ai ouvert la fenêtre et j’ai bien dû me résoudre : ça tombait trop, impossible.

Alors il a fallu occuper ce temps en famille…

Et je me demande bien pourquoi je trouve ça si dur. C’est vrai, certains adorent rester chez eux, traîner à la maison. Nous, on sort quelle que soit la météo (à part dans les cas extrêmes), et ce depuis qu’ils sont tout-petits. Rester enfermés, ça rend tout le monde un peu dingue, non ? Le bruit du ballon ou de la balle de ping-pong qui résonne continuellement, les petits qui déplacent leur chambre dans le salon. L’aîné qui ne parvient pas à se concentrer plus de cinq minutes sur ses devoirs. Les petits débordent d’énergie, sautent partout, excités par leurs frères toujours partants pour faire des bêtises. Et nous on craque. Pitié, sortez-moi de là !

Nous avons fait un gâteau au chocolat, nous avons mangé le gâteau au chocolat. On a joué au Mémory, à Croque Carotte, au Monopoly. On a lu des livres, on a revu des leçons d’espagnol, de physique-chimie. On est finalement arrivés, sans nous en rendre compte, à la fin de la journée. Et ce n’était finalement pas si terrible. Il suffit de voir les choses du bon côté. C’est un peu ma réflexion : je me rends compte que, suivant mon humeur du jour (et la météo, il faut l’avouer), les tâches du quotidien me paraissent ou non supportables. Ce sont souvent les mêmes, mais je peux être redoutablement efficace ou alors totalement submergée, en colère, remontée contre la terre entière.

Sinon, je voulais partager avec vous un questionnement. Comment réagir quand son enfant (de quatre ans) dit des gros mots, à répétition ? Je lui répète que c’est mal, que c’est moche, mais je le reprends deux heures plus tard. Alors je menace de le punir, de le priver d’histoire, de podcast, de tout. Et j’entends dans ma tête la petite voix de la célèbre pédiatre interviewée cette semaine : « On ne punit pas un enfant ». Mais on fait comment ? « Mon chéri, je ne veux plus t’entendre dire ces mots affreux ». Non. Parfois je mets la punition a exécution, alors soit on part dans des cris et des larmes, soit l’enfant s’en moque totalement. Je suis perdue avec les jumeaux. Comment mettre des limites ? Ce sont les quatrièmes et je ne sais toujours pas. 😅 Allez bon week-end !

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Le Balagan

Par Candice Satara

À propos de l’auteur de Le Balagan …

Je m’appelle Candice, je suis journaliste et mère de quatre garçons de 3 à 13 ans. Je me pose beaucoup de questions sur tout. Je suis une éternelle insatisfaite, je voudrais toujours plus, toujours mieux. Je crie beaucoup sur mes enfants et je suis avec leur père depuis 21 ans. Soit la moitié de mon âge. J’aime beaucoup me plaindre, et je suis plutôt le genre de personne qui voit le verre à moitié vide. Mais on dit de moi que je suis très drôle (oui c’est paradoxale). Bref cette description n’est vraiment pas terrible, alors je vais m’arrêter là.